L’Opium du pouvoir // César ou Le projet Jules César

Matěj Hofmann, acteur de la promotion 2013 de l’ESAD et Laurent Cogez, acteur de la promotion 2012 sont actuellement au Théâtre L’Étoile du Nord avec le collectif TDM. Ils y présentent deux projets L’Opium du pouvoir et César ou Le projet Jules César jusqu’au 2 décembre prochain.

L’Opium du pouvoir

Quel est le prix d’une vie ?

CRÉATION N°3
Spectacle-Matériaux
Adaptation, écriture, dramaturgie et traduction Collectif TDM
Mise en scène Sarah Gerber
À partir des discours de Wladyslaw Gomulka, Ryszard Siwiec, August Spies et d’autres textes.

Avec Matěj Hofmann

Création et interprétation musicale Pierre-Marie Braye-Weppe / Création lumières Raphaël Auger / Régie lumière et son Loeiz Perreux et Raphaël Auger / Assistante à la mise en scène Lola Felouzis / Crédits photographiques Mickaël Faton

En 1968, suite à l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Armée Rouge, un comptable polonais s’immole par le feu dans un stade plein. Plus de 100 000 personnes assisteront à la scène, pourtant, personne ne verra rien ! Quel est le prix de la vie et des idéaux si personne n’en est témoin ?

Entre récit d’anticipation et témoignage, ce travail s’inscrit dans la ligne droite de la recherche du Collectif TDM autour de la problématique du pouvoir et du rapport de chacun d’entre-nous à celui-ci.
À partir de la figure de Ryszard Siwiec, comptable polonais de 59 ans qui s’immolât par le feu dans un stade en septembre 1968 à Varsovie pour protester contre l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’U.R.S.S, c’est la question de la responsabilité citoyenne et du sacrifice de soi qui est posée.
Cet homme laisse un témoignage saisissant de son époque par le biais de messages qu’il enregistre sur bandes magnétiques en vue d’être diffusées après sa mort. Il n’en sera rien, la police secrète réquisitionne l’intégralité du matériel qui ne sera découvert et retranscrit qu’au début des années 1980…

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César ou le projet Jules César

Faut-il tuer César ?

Écriture collective à partir de Jules César de Shakespeare

FRESQUE THÉÂTRALE « ANTI- Héro(S) » Chapitre 2

Création et adaptation Collectif TDM

Mise en scène Sarah Gerber

Avec Cantor Bourdeaux, Camille Broilliard, Laurent Cogez, Matěj Hofmann, Charles-Antoine Sanchez et Maxime Villeléger

Création musicale Willie Schwartz / Interprétation musicale et chants Jean Gros / Création lumière Sébastien Roman / Costumes Floriane Gaudin / Décors, accessoires et scénographie Collectif TDM / Direction des chœurs Vincent Leterme / Collaboration chorégraphique Clint Lutes

L’action se déroule à une heure indéterminée du monde des hommes, lors d’un banquet. Ce banquet, le dernier de César, fait sortir des profondeurs les raisons intimes de chacun à participer ou non à l’attentat, à s’emparer ou non du pouvoir par la force, à tuer ou non. Et finalement la décision est prise, César mourra et avec lui la République de Rome, la candeur de ses assassins, les utopies de ses adversaires…

La famille comme métaphore de la société humaine. Le spectacle dresse un portrait sombre des enjeux de pouvoir au sein d’une famille où tout semble dysfonctionner et où les émotions, relations et amours n’amènent inexorablement que le chaos et la violence. Prendre le pouvoir sur ses pères, oui. Mais qu’en faire une fois obtenu, qui plus est, par la force?

La horde primitive comme point de départ Un groupe de frères, las de la loi du père, fomente son assassinat. La transgression est en marche. Mais son prix, celui de la culpabilité du sang est plus fort, le père bien que mort est déifié, « totémisé », la société des hommes sans père est en marche.

L’incarnation de César par une actrice androgyne est la clef de voute de ce spectacle : Totem déifié, tantôt mère, père, amant.e, ami.e, les fils se croisent, s’enlacent, s’entremêlent, jusqu’à tisser le funeste nœud qui se resserre autour de la frêle gorge de la famille. Et l’étouffer. À mort.

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