Les soldats / Lenz

LES SOLDATS -d’après Lenz - Traduction et adaptation Les Soldats : Anne-Laure Liégeois en collaboration avec Jean Lacoste - Mise en scène et scénographie : Anne-Laure Liégeois - Assistanat à la mise en scène Camille Kolski - Collaboration à la scénographie : François Corbal - Lumières : Dominique Borrini - Costumes : Séverine Thiébault - Chorégraphie : Sylvain Groud - Musique Les Soldats : Bernard Cavanna - Création sonore Lenz : François Leymarie - Distribution Les Soldats : Luca Besse - Elsa Canovas - Laure Catherin - Camille De Leu - Simon Delgrange - Anthony Devaux - Olivier Dutilloy - Victor Fradet - Isabelle Gardien - Paul Pascot - Alexandre Prusse - Achille Sauloup - Didier Sauvegrain - Agnès Sourdillon - Veronika Varga - Lieu : Maison de la Culture d’Amiens - Ville : Amiens - Le 08 01 2018 - Photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Elsa Canovas (promotion 2013), Victor Fradet (promotion 2014) et Achille Sauloup (promotion 2016) jouent dans « Les Soldats / Lenz », mise en scène d’Anne-Laure Liégeois (cie Le Festin).

Distribution

Avec Luca Besse, James Borniche, Elsa Canovas*, Laure Catherin, Camille De Leu, Simon Delgrange, Anthony Devaux, Olivier Dutilloy, Victor Fradet*, Isabelle Gardien, Paul Pascot, Alexandre Prusse (accordéon), Achille Sauloup*, Didier Sauvegrain, Agnès Sourdillon, Veronika Varga

Mise en scène et scénographie Anne-Laure Liégeois

**
Assistanat à la mise en scène Camille Kolski / Collaboration à la scénographie François Corbal / Lumières Dominique Borrini / Chorégraphie Sylvain Groud / Costumes Séverine Thiébault / Création sonore Lenz François Leymarie / Composition musicale Les Soldats Bernard Cavanna / Traduction et adaptation Les Soldats Anne-Laure Liégeois / Collaboration à la traduction des Soldats Jean Lacoste / Traduction Lenz Henri-Alexis Baatsch / Lenz avec Olivier Dutilloy, Agnès Sourdillon

* Actrice et acteurs sorti.e.s de l’ESAD : Elsa Canovas (promotion 2013), Victor Fradet (promotion 2014) et Achille Sauloup (promotion 2016)

Projet bénéficiant du Fonds d’Insertion pour Jeunes Comédiens de l’ESAD – PSPBB.

Le Projet

Les Soldats d’après Lenz : Une très jeune femme, Marie, fille de commerçant – son père est marchand « de nouveautés » à Lille, c’est à dire qu’il vend des rubans et de la lingerie – aime un jeune garçon de son âge et de sa classe, Stolzius. Il vend du drap à Armentières, à vingt kilomètres à peine de Lille. Tout semble organisé parfaitement pour que commerce et amour s’unissent dans un simple et prolifique mariage. Mais bientôt Marie chavire, elle abandonne l’amour du jeune et laborieux drapier pour celui d’un capitaine en garnison à Armentières, qui sait trouver les mots et les jeux qui touchent son corps d’enfant. Il lui promet un monde autre, une autre classe sociale et surtout il l’emmène au théâtre – lieu de la métamorphose, de la connaissance, de l’émancipation, du plaisir, du regard et de l’exhibition. Mais après avoir signé une promesse de mariage à son père le marchand et laissé son empreinte sur le corps de Marie, il l’abandonne pour retourner à son oisiveté d’homme riche. Ne change pas de classe sociale qui veut. Il fuit celle qui lui a cédé, fort de cette sentence toute gravée, comme toutes ces phrases proférées par le chœur des soldats « une putain sera toujours une putain ». Alors la jeune fille se soumet au désir d’un commandant, puis d’un capitaine, est abandonnée à un domestique militaire, une ordonnance, qui dans l’ombre de la caserne la viole. Offerte aux jeux d’une meute de loups, d’une bande de soldats, Marie est la victime sacrificielle de la frustration sexuelle de tout un groupe d’hommes. Victime de leur inactivité. Marie enfant sachant à peine écrire, tendre, rêveuse, pleine des espoirs qu’inspire la jeunesse, Marie emplie de l’ivresse des premiers désirs, de rêves de princesse, achève sa brève course, sur une route le long d’une rivière, la Lys, le corps en lambeaux. Et son père qui l’a vendue pour le prix d’un beau rêve d’ascension sociale, ne reconnaît plus le corps de son enfant sous la neige.
Après la représentation des Soldats de Lenz, on pourra assister à la représentation de Lenz de Büchner. D’abord une pause pour que se délassent les spectateurs et puis, comme un cadeau, un objet plus intime offert dans la nuit sur le grand plateau désert.


Lenz de Büchner :
le 20 janvier, Lenz partit dans la montagne. Sommets et hauts plateaux sous la neige, pentes de pierres grises tombant vers les vallées, étendues vertes, rochers et sapins. Il faisait un froid humide, l’eau ruisselait des rochers, sautait sur le chemin. Les branches des sapins pendaient lourdement dans l’air saturé d’eau. Des nuages gris passaient dans le ciel, mais tout était si opaque, – et puis le brouillard montait, accrochant aux buissons sa lourde humidité, si paresseux, si gauche. Il poursuivait sa route avec indifférence, peu lui importait le chemin, tantôt montant, tantôt descendant. Il n’éprouvait pas de fatigue, mais seulement il lui était désagréable parfois de ne pas pouvoir marcher sur la tête.

INFORMATIONS PRATIQUES

Du 09 janv. 2018 au 12 janv. 2018 – Les Soldats / Lenz
Maison de la Culture d’Amiens – Amiens

Du 23 janv. 2018 au 02 févr. 2018 – Les Soldats / Lenz
Théâtre 71 – Malakoff

Du 06 févr. 2018 au 09 févr. 2018 – Les Soldats / Lenz
Le Grand T – Nantes

> Toutes les dates de la tournée


Photo : Christophe Raynaud de Lage