LES PETITS BOURGEOIS

LES PETITS BOURGEOIS

Adaptation libre de la pièce de Maxime Gorki

Mise en scène de Serge Tranvouez

Avec les acteurs de la promotion 2018 de l’ESAD

Présentation dans le cadre du premier festival du PSPBB « Champs Magnétiques »,  au Carré Belle-Feuille de Boulogne-Billancourt.

Les Petits Bourgeois de Maxime Gorki est une pièce écrite à l’aube du 20ème siècle (en 1901), bien avant la révolution d’octobre et pourtant elle annonce déjà tous les bouleversements qui marqueront la Russie et le reste du monde.

La pièce se joue au sein d’une famille, les Bessemenov. Le père et la mère forment un couple soudé et ultra conservateur. Deux enfants naturels, Tania et Piotr, ont étudié et ils tentent de s’opposer au diktat paternel avec les outils de la pensée. Mais ils sont écrasés par les forces réactionnaires familiales.

Un fils adoptif, Nil, ouvrier, apporte dans la maison un discours progressiste et militant. IL est en conflit éternel avec les parents.

Il est lié avec d’autres militants qui interviennent par des actions artistiques et culturelles dans les usines et les casernes.

Attachés à la famille, un oncle oiseleur, personnage décalé et poétique, apporte une autre forme critique à l’univers restreint des petits bourgeois.

Sa fille, Polia, est l’incarnation d’une naïveté populaire qui va s’éduquer auprès de Nil et du monde ouvrier. Elle est une des figures du futur.

Des locataires occupent l’étage de la maison, car les Bessemenov rentabilisent leurs espaces : Une chantre, qui officie pour les mariages et les enterrements, figure philosophique très empreinte de nihilisme. Une jeune veuve, pleine de vie qui pourrait être le symbole d’un épicurisme.

Plus que le drame familial, ce qui m’a intéressé dans ce texte, ce sont les affrontements idéologiques entre les différentes figures, le combat des mots.

C’est impressionnant (et glaçant parfois) d’entendre les discours sur les dangers de la culture ou de l’instruction, la dénonciation des inégalités sociales, le rejet de l’étranger, l’antisémitisme latent, la peur du changement etc.

Ne pas oublier que des combats ont été menés pour l’établissement d’un monde plus juste et plus éclairé et même si beaucoup ont échoué, il est important de ne pas renoncer. Car le pire est probablement cet immobilisme évoqué en conclusion de la pièce.

Serge Tranvouez


Présentation le mardi 18 avril, à 20h.

Entrée libre, réservations indispensables en cliquant sur ce lien <<