Le Maître et Marguerite

De Mikhaïl Boulgakov

Adaptation et mise en scène Igor Mendjisky

avec Marc Arnaud, en alternance avec Adrien Melin, Romain Cottard, Pierre Hiessler, Igor Mendjisky, Pauline Murris*, Alexandre Soulié, Esther Van den Driessche, en alternance avec Marion Déjardin*, Yuriy Zavalnyouk

*Actrices sorties de l’ESAD (promotion 2017)

Projet bénéficiant du Fonds d’Insertion pour Jeunes Comédiens de l’ESAD – PSPBB.

 

assistant à la mise en scène Arthur Guillot / traduction du Grec ancien Déborah Bucci / lumières Stéphane Deschampscostumes May Katrem et Sandrine Gimenez / vidéo Yannick Donet / scénographie Claire Massard et Igor Mendjisky / construction décors Jean-Luc Malavasi

Le projet

Le Diable est en visite dans le monde. Et autour de Woland – c’est son nom – s’entre-tissent trois récits : l’un relate la sinistre sarabande dans laquelle Moscou, dans les années trente, se trouve entraînée ; l’autre, l’amour du Maître pour Marguerite et un troisième, l’histoire de Ponce Pilate, dont la rédaction a rendu fou ledit Maître… Dans ce monde à la fois tragique et burlesque, les chats parlent, les démons paradent et chaque figure peut comporter un redoutable envers. Juxtaposant les époques, emboîtant les récits, convoquant la tradition chrétienne et le mythe de Faust, alternant scènes réalistes et fantasmagoriques, alliant l’abject et le sublime – celui de l’amour de Marguerite -, Boulgakov constuit un univers parodique, carnavalesque. Woland, l’illusionniste, organise, pour une société sous hypnose collective, le spectacle de l’apocalypse grandiose où se déploient et l’horreur et le miracle de la vie. Le Diable a deux visages : en jouant de la réversibilité du bien et du mal, il est capable de semer la violence et l’effroi, comme de créer l’étincelle qui, dans un monde figé, donne naissance à l’amour et à la création. La liberté souveraine de l’imagination fait échec à la folie meurtrière de l’ordre imposé. Après Idem au Théâtre de la Tempête et l’an passé, aux Bouffes du nord, Notre crâne comme accessoire, Igor Mendjisky propose sa version de ce chef-d’œuvre de la littérature russe du XXème siècle.

Du 10 mai au 10 juin 2018 au Théâtre de la Tempête
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